josiane blondet - une, deux, trois... petites parenthèses

Josiane Blondet joint la douceur à la nature

Situé en Midi Pyrénées, l’auteur, telle une conteuse, nous plonge dans trois petites parenthèses ayant pour point commun la nature. Que l’on soit des humains, animaux ou simples objets, on a tous droit à la parole. C’est dans une écriture subtile et des histoires émouvantes que Josiane Blondet nous livre un petit coin de son paradis.

 

Laissez-vous porter par les quelques pages d’un livre atypique, éloigné de la pollution et des nuisances sonores. Laissez-vous bercer par les mots doux de la nature.

 

Douceur de la part de l’auteur

Trois petites histoires aussi douces les unes que les autres, nous plongent dans un univers pur. Dans chacune d’entre-elle, nous nous approprions les lieux et les personnages. On passe de l’histoire d’une chevrette à celle d’une petite fille, donnant le nom de Muscade à une vache. Sans oublier, la terrible histoire du poêle, du thermomètre et de la pendule.

L’auteur nous pose plusieurs questions notamment avec Muscade : Accorde-t-on suffisamment d’importance aux animaux ? Devrions-nous mieux les traiter ? Josiane Blondet nous répond que :

« Le tintement des cloches des vaches reste le trait d’union entre l’Homme et la nature. »

 

On retrouve dans ces histoires de la poésie, que ce soit dans le fond ou la forme elle-même. On peut dire qu’elles ont une puissance émotionnelle. Cet esprit enfantin et subtil, laisse le lecteur perplexe. En effet, à de multiples reprises, on assiste à des scènes tout à fait humoristiques. Par exemple, lorsque le poêle communique avec l’horloge sur le terme du « temps ».

« Tu comptes le temps présent mais tu te souviens du temps passé ! Tu es une vraie « pensatrice » ! »

 

C’est lorsque l’humour et la poésie se mélangent que l’on s’aperçoit qu’ils ne forment qu’un.

 

Une lecture rapide et facile à lire. Les trois histoires présentées sont émouvantes, on entre progressivement dans l’univers de l’auteur. Le début de la lecture est assez compliqué dans la mesure où l’on s’identifie aux animaux, aux objets, ce qui est inhabituel.

Parmi ces trois nouvelles, un moment nous a ému. Celle sur la définition du regard (dans la première histoire : Lune) car cela peut en effet nous correspondre.

Est-ce que d’abord le regard que nous portons sur une personne la fait exister ? Est-ce que seul le regard permet de le connaître ? Ou est-ce qu’encore c’est se livrer à elle ? C’est à travers l’histoire de la naissance d’une chevrette que l’on vous propose l’expérience du regard lorsque le monde s’ouvre devant vous.

« Dans la vie, la relation sociale s’établit d’abord par le regard. Regarder l’autre, c’est le découvrir, mais c’est aussi se dévoiler. C’est s’ouvrir à lui, lui offrir son amitié ou son amour, et prendre le risque d’en souffrir. C’est aussi se découvrir dans le miroir de l’autre… »

 

 

Josiane Blondet, infirmière à la retraite publie son tout premier ouvrage. Mais, nous espérons bien la retrouver pour de nouvelles petites parenthèses !

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