US Open 2019 : bravo Rafa !

US Open 2019 : bravo Rafa !

15 septembre 2019 0 Par Samuel Bauguil

Après quinze jours riches en intensité au Flushing Meadows-Corona Park à New York, l’US Open 2019 se termine et laisse planer une atmosphère ibérique dans la Grosse Pomme. En effet, la légende du tennis espagnol Rafael Nadal s’impose en véritable patron pour le dernier tournois du Grand Chelem de la saison.

Le « rouleau compresseur » des Baléares

Depuis maintenant plus d’une décennie, nous nous sommes habitués à voir un Rafa (Rafael Nadal) écrasant ses adversaires, notamment sur sa surface fétiche qu’est la terre battue. Pour preuve, cette année encore à Roland Garros, l’Espagnol roule sur ses adversaires et pas n’importe lesquels : il balaye littéralement son rival de toujours Roger Fédérer en trois sets (6/3-6/4-6/2) lors d’une demi-finale qui rentre dores et déjà dans la légende des Internationaux de France. Au final, il ne cède que deux sets dans la totalité du tournois, preuve de sa suprématie en terres parisiennes.

A New York, ce dernier est tout aussi impressionnant. Jusqu’à l’ultime rencontre, il ne cède qu’un seul set, et ce face au Croate Marin Čilić, vainqueur de l’édition de 2014, excusez du peu. Mais la finale ne fût pas aussi expéditive qu’à Roland Garros. Il a fallu cinq heures de jeu et cinq sets (7/5-6/3-5/7-4/6-6/4) à l’Espagnol pour venir à bout du Russe Daniil Medvedev.

« Les trois dernières heures du match ont été très intenses. Difficiles mentalement et physiquement. »

Rafael Nadal dans une interview accordée au journal l’Équipe

Cette dernière phrase résume tout : sa force mentale lui permet de maintenir sa force physique et d’être toujours présent au plus haut niveau après 18 ans de carrière, et donc de décrocher une quatrième victoire dans cette compétition alors qu’il n’en est, sur le papier, clairement pas le favoris.

Rafa Nadal en pleur au moment de recevoir le trophée. (Orange sport)

La course du « G.O.A.T » est relancée

Gagner un tournois du Grand Chelem est quelque chose d’exceptionnel. Mais en gagner un depuis 2005 relève presque du miracle ! En effet, trois génies de la raquette, à savoir Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic, ont remporté depuis le début de leurs carrières respectivement 20, 19 et 16 de ces grands tournois. Il s’agit véritablement de la plus grosse concurrence entre trois joueurs que l’histoire du tennis ai connue. Le meilleur joueur de tous les temps est inévitablement un des ces hommes (et oui, il va falloir un jour en choisir un). La tendance est depuis très longtemps en faveur de Federer : à 38 ans il est le recordman du nombre de victoire en Grand Chelem avec 20 trophées à l’heure actuelle. Il est aussi le seul joueur, dans toute l’histoire de ce sport, à avoir gagné au moins cinq fois trois tournois du Grand Chelem (à savoir l’US Open, Wimbledon et l’Open d’Australie).

Cependant, la victoire de Rafa lors de cet US Open 2019 relance les débats. Ce dernier se rapproche à une petite longueur du record du Suisse ! Aussi, Nadal étant imbattable sur terre battue, il semble désormais inévitable que l’Espagnol égalera le nombre de victoire en Grand Chelem en allant remporter le prochain Roland Garros en 2020.

Mais la rivalité Nadal/Federer ne pourra malheureusement jamais être éternelle. En effet, à 38 ans, le suisse est plus proche de la fin que du début… D’ici deux voir trois saisons, le « Big Three » sera de l’histoire ancienne, et cela sera propice à l’hégémonie totale du troisième joueur et potentiellement le plus complet : Novak Djokovic. Actuel numéro 1 mondial et véritable maître sur toute les surfaces excepté sur la terre battue, il semblerait que le Serbe ait, à 32 ans, « l’avenir » devant lui pour aller chercher et battre le record de victoire en Grand Chelem.

En attendant, profitons de ces trois monstres, continuons à nous régaler à chaque fois qu’il foulent les cours, et apprenons à apprécier la relève avec des tennismans comme Dominic Thiem, Daniil Medvedev, Alexender Sveref ou encore Stefanos Tsitsipàs qui viendront désormais embêter très sérieusement les trois légendes, avec pour ambition d’écrire la leur.