Encore une fois, vive le Tour!

Encore une fois, vive le Tour!

10 août 2019 0 Par Samuel Bauguil

Après 3 semaines riches en intensité, en émotion, la Grande Boucle s’achève. Cette 106eme édition, aussi connue pour être celle célébrant les cents ans du maillot jaune, restera sûrement dans les esprits pour de très nombreuses raisons.

Egan Bernal, « a star is born »

Il faut dans un premier temps parler de Egan Bernal, un champion précoce, futur « roi de la pédale ». Il est l’homme de tous les records : premier Colombien à gagner le Tour de France, plus jeune vainqueur à seulement 22 ans. Cependant, même si il appartient à l’équipe Ineos (anciennement Sky, qui a remportée 7 des 8 derniers Tour de France), cette victoire ne se fait pas de la même manière que lors des éditions précédentes. L’équipe nous avait habitué à une gestion totale de la course, écrasant toute concurrence. Cette année, la machine n’a pas complètement pris, Bernal et son coéquipier et dauphin Gerraint Thomas ont dû gérer seuls la course. Assistons-nous au commencement de la fin de l’aire Sky/Ineos ? Rendez-vous en juillet 2020 pour connaître la réponse.

Geraint Thomas félicitant son coéquipier Egan Bernal à l’arrivée de la dernière étape alpine à Val Thorens. (Le Soir)

Sagan écrit l’histoire

Ensuite, un autre homme fort de ce Tour n’est autre que le bien aimé Peter Sagan. Véritable coqueluche du public, il passe cette année au rang de légende : il ramène le maillot vert de meilleur sprinteur à la maison pour une septième fois, dépassant ainsi le record de l’Allemand Erik Zabel. Âgé aujourd’hui de « seulement » 29 ans, on ne se mouille pas trop en annonçant qu’il battra très certainement son propre record.

Peter Sagan, en véritable showman, réalise un wheeling après les 19 kilomètres d’ascension du Tourmalet. (Eurosport)

2019 : le Tour des Français

Enfin, ce Tour marque la véritable réconciliation entre la Grande Boucle et le cœur des Français. Nos coureurs tricolores ont brillé par leur excellence durant ces trois semaines, et ont fait circulé aux quatre coins de l’hexagone un sentiment de fierté nationale. Sur 21 journées de courses, 20 sont mémorables, mais une a suffi à blesser tout un pays. Vendredi 26 juillet 2019, Thibaut Pinot, alors parmi les grands favoris du Tour et vainqueur de l’étape d’ores et déjà mythique du Tourmalet, est contraint à l’abandon. Quelques heures après, c’est Julian Alaphilippe, nouveau chouchou du public et vainqueur de deux étapes, qui perd son maillot jaune au sommet du col de l’Iseran. Aujourd’hui, beaucoup sont déçus de la tournure qu’a pris cette course, mais cette déception va vite se transformer en regret, puis dans un futur proche en espoir pour le cyclisme français ! En effet, il ne faut surtout pas négliger les efforts de nos compatriotes durant cette épreuve : Alaphilippe termine cinquième et est élu Super-combatif du Tour ; Warren Barguil finit dixième ; David Gaudu et Guillaume Martin intègrent le top 15, Romain Bardet ramène le maillot de meilleur grimpeur et certains baroudeurs à l’instar de Stéphane Rossetto ont animé tant les échappées que les conférences de presses.

Emanuel Buchmann, Thibaut Pinot, Egan Bernal, Julian Alaphilippe, Mikel Landa et Steven Kruijswijk se livrant une rude bataille dans le col du Tourmalet. (Eurosport)

Cette 106ème édition du Tour de France marque donc les prémisses d’un potentiel renouveau du cyclisme mondial, où les Français seront amenés à occuper une place centrale. Certains comme Thibaut Pinot ou David Gaudu ont l’étoffe et la volonté pour succéder à Bernard Hinault et un jour gagner le Tour de France. Mais pour arriver à ce résultat, il va falloir encore être patients, et nos champions pourront compter sur notre inépuisable soutient.

Vive le vélo, et vive le Tour !