dysphasie

Dysphasie : une pathologie à connaître

Aujourd’hui, je vous présente un article hors-norme consacré comme vous l’avez vu sur la dysphasie. Je suis prêt à parier que la plupart d’entre vous ne savent pas de quoi je veux parler. On va vite régler ce petit problème. Pour cela, je me suis renseigné selon diverses sources afin de vous donner un article au top ! J’ai également rencontrer deux parents.

 

Symptômes et précisions

Deux niveaux de dysphasie

D’après les études montrées, il existe 2 types de dysphasie. Quelles sont les différences ?

Tout d’abord, nous avons la dysphasie réceptive. Elle agit sur la compréhension de la langue. A ce niveau-là, la confusion avec une personne non-dysphasique peut-être faite. Ce qui n’est pas le cas du second niveaux.

En effet, celui-ci est plus prononcé que le précédent. Il agit sur l’expression du langage. On le nomme alors : la dysphasie expressive.

Pour cet article, j’ai rencontré Sophie et Nuno, parent d’une fille dysphasique, qui m’explique avec précision les différentes formes que l’on peut trouver (celles que j’ignorais) : la dysphasie de type phonologique-syntaxique, la dysphasie de type production phonologique, la dysphasie lexicale-syntaxique (ou mnésique), la dysphasie sémantique-pragmatique.

Quelques petites précisions

Une personne atteinte de dysphasie a un trouble de l’organisation. Cela est dû aux nombreux engrenages, aux nombreuses difficultés qu’elle accumule au fil du temps.

Cela entraîne d’autres facteurs tels que les suivants :

  • un travail limités sur la mémoire auditive
  • un manque de mots alors que la personne les connait
  • une mauvaise tournure des phrases

 

 

Les aides possibles

Pour aider ces personnes-là, nous pouvons le faire par différentes formes. J’en ai évoqué une tout à l’heure, celle de donner les consigne une à une et non tout à la fois. Mais il y en a d’autres comme en utilisant les nouvelles technologies avec les supports visuels, mais également en leur laissant plus de temps à la réflexion. Enfin, ne pas se restreinte à la communication verbe et ainsi se concentrer sur la non-verbale comme les gestes et les dessins (même si votre niveau n’est pas au rendez-vous 🙂 )

Quelle est la différence entre « explicite » et « implicite » ?

D’après Science & Vie (mars 2017), le magazine a rédigé un article en interrogeant deux chercheuses. Celles-ci affirment qu’il vaut mieux expliciter comme par exemple dire « Ne cours pas dans le couloir », que d’impliciter, c’est à dire « Dans le couloir, je marche et je parle doucement. » Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a trop d’informations d’un coup. Il faut sectionné en plusieurs fois les différentes consignes. Cela pose problème notamment à l’école lorsque les questions posées sont assez conséquentes.

 

Le cas de l’école

L’école est l’endroit où passe le plus de temps un enfant. Comment doit-on agir face aux structures éducatives ? Sophie fait part de ses actions.

Il faut être des parents hyper présent et exigent avec l’enseignement scolaire. Ils ne connaissent pas votre enfant, c’est nous qui le connaissons le mieux. Pour nous, chaque nouvelle année, on rencontre le ou les professeurs et on les sensibilise sur les difficultés de notre enfant. Pour certains c’est utile, pour d’autres c’est bien plus difficile.

On peut conclure comme sous-entendu, que les formations dans ce domaine ne sont pas les priorités de l’Education Nationale française. Et pourtant, combien de professeurs, par mois, sont signalés absents pour des raisons de formations ? Un beau paquet…

La dysphasie à l'école

Comment les parents doivent réagir face aux probables incompréhensions de l’établissement scolaire ?

Nous encourageons chaque parents à faire diagnostiquer son enfant en cas de suspicion et le plus tôt possible. Dès que celui-ci est posé, votre enfant peut être reconnu au niveau de la MDPH (maison départementale de la personne handicapé) et votre enfant peut bénéficier d’aménagements spécifiques du genre accompagnement d’une AVS. A partir de ce moment, les professeurs (pour la plupart) comprennent que la situation est à prendre au sérieux.

Notre entretien se termine par le ressentis qu’ils éprouvent face à l’enseignement en me disant qu’ils aimeraient bien collaborer avec les professeurs, mais qu’ils n’en sont pas prêt. Un nouveau problème…

 

Le ressenti en général

Très souvent, les ressentis ressemblent à un parcours du combattant. Ce sont de véritables épreuves que surmontent ces enfants, adolescents et adultes.

Le saviez-vous ?
 En France, 8% des enfants font parti des troubles de dys (dysphasie, dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, dyscalculie). De plus, en France, 2% d’entre eux sont dysphasiques. Ces pourcentages peuvent vous paraître minime, mais lorsque l’on pense en millier ou en million, le résultat devient d’autant plus important. 

 

Origine, traitement et attention

D’où cela provient ?

L’origine de la dysphasie est très compliqué à définir. La preuve, à notre époque, aucun scientifique n’a pu découvrir la naissance même de cette pathologie. Nous devons encore croiser les doigts et espérer, un jour, que de nouvelles mesures verront le bout de leur nez.

J’ai posé la question à Nuno, voici sa réponse :

Oui on peut se poser des questions et c’est légitime, oui cette problématique serait génétique, oui cela toucherait  plus les garçons que les filles, mais voilà c’est le destin quand ça vous arrive et il ne faut surtout pas ce dire qu’il n’y a rien à faire.

 

Comment agir efficacement ?

De nos jours, il n’y a qu’un seul remède : consulter un orthophoniste.

D’après la définition de l’Onisep, l’orthophoniste prévient, repère et traite les troubles de la voix, de la parole et du langage chez les enfants et les adultes. L’une de ses compétences principales : concevoir et mettre en oeuvre des programmes de rééducation. Je vous conseille de regarder la vidéo produite par cette organisation où nous avons le point de vue d’une orthophoniste.

 

Une solution ?

Existe-il une solution ? La réponse est « oui » ! Afin que les dysphasiques se concentre davantage, deux chercheuses à Lyon ont menées une expérience avec des enfants : leur faire écouter de la musique. Etait-ce bénéfique ? Un grand « oui » ! Elles ont constatés que les enfants sont plus concentrés après avoir écouté de la musique.

L’effet est plus fort chez les dysphasiques […] car ce sont eux qui ont le plus de problèmes, explique Barbara Tillman et Nathalie Bedoin, chercheuses à Lyon en comparant cette pathologie aux autres troubles de dys.

 

Vidéo bilan

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