A la rencontre de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’Education nationale

A la rencontre de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’Education nationale

17 mai 2019 0 Par Valentin Delbreil

Le 20 mars dernier, l’association PauseCulture.fr a été conviée par l’association Jets d’Encre à une conférence de presse au ministère de l’Education nationale, à Paris. Nous y avons rencontré de nombreux journalistes jeunes de toute la France tout comme nous ; et par conséquent, nous avons fait la découverte d’une dizaine de journaux papiers, numériques ou encore des web-radio. Nous étions présents pour rencontrer monsieur Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale que nous surnommons dans cet article « monsieur Confiance ».

C’est lors d’un entretien d’une demi-heure que le haut fonctionnaire a « essayé » de nous expliquer sa politique et avant tout, son engagement « sincère » auprès de la jeunesse.

Pour notre part, cela a été un mélange de satisfactions et de mécontentements. D’une part, le rapport au temps donné : peu d’interventions et beaucoup de journalistes jeunes. Autrement dit, tout le monde n’a pas pu poser ses questions ; et d’une autre part, les réponses données qui sont parfois assez floues ou contradictoire à ce que l’on peut lire ou entendre.

La grande réforme : l’école de la confiance

Qu’est-ce que l’école de la confiance ? Clairement, « c’est une école où il n’y a pas d’harcèlement et où les évaluations servent à faire progresser. » Par ces mots, monsieur Confiance en dit si peu sur son programme. En effet, si l’on s’arrêtait à cette courte définition, tout le monde serait d’accord. Seulement, ce n’est pas le cas… Un journaliste jeune lui a posé la question suivante : « De nombreux professeurs et élèves sont contre ce projet de réforme. Ils manifestent. On l’a vu par le mouvement des stylos rouges. Alors comment instaurer cette école de la confiance alors que les enseignants pensent que vous ne leur faites pas confiance dans ce projet, précisément ? ». En analysant sa réponse, on remarque très rapidement qu’il n’y a aucun élément de réponse. Monsieur Confiance ne fait qu’émettre une définition « bâteau » de ce que l’école devrait être depuis toujours et un point de vue sur la société française, qualifiée d’une société « non confiante ». Ainsi, toute la difficulté partirait d’ici.

Pour cela, il faut appuyer la réforme sur deux points : élévation du niveau général et justice sociale.

Monsieur Confiance prend pour exemple, la possibilité de rapprocher l’école et le collège afin de créer une « continuité pédagogique » et « moins un effet de creux entre le CM2 et la sixième ». Ainsi, le directeur/directrice aura plus de poids. Puis, afin de rassurer l’assemblée, il évoque la notion des fausses informations : « fakenews ».

« Depuis des semaines, c’est fakenews sur fakenews… C’est fait pour supprimer les écoles rurales, les directeurs d’écoles… » Puis il conclut avec « c’est important de communiquer. » Monsieur Confiance, vous ne croyez pas si bien dire ! Nous admettons que vous êtes l’un des ministres de l’Education Nationale le plus proche de la technologie en réalisant de nombreuses vidéos ou publications sur les réseaux sociaux. Seulement, pouvez-vous nous (au journal) expliquer, pourquoi nous avons reçu une lettre d’une école primaire rurale concernant la dite loi « pour une école de la confiance », nous affirmant le contraire ?


Pour lire la suite, nous vous invitons à vous procurer le numéro 2 du journal Tonic’Actu au prix de 4,00 EUR, au profit de l’association.

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