Accord de libre-échange signé entre le MERCOSUR et l’Union Européenne

Accord de libre-échange signé entre le MERCOSUR et l’Union Européenne

29 juin 2019 0 Par Hugo De Almeida

C’est tombé aujourd’hui ! Après une vingtaine d’années de discussion, l’Union Européenne et le Mercado Común del Sur (composé du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Venezuela et du Paraguay) ont trouvé un terrain d’entente concernant les échanges de marchandises entre ces derniers. D’après ce qui est écrit dans le texte signé ce vendredi 28 juin, les deux communautés économiques s’engagent à diminuer considérablement les taxes sur les produits importés, soit de 91% pour le MERCOSUR et 92% pour l’UE.

Favoriser les échanges

De plus, c’est par cet accord que l’UE s’ouvre un peu plus au monde. En effet, l’accord stipule que l’UE va s’ouvrir à l’industrie et aux produits agricoles sud-américains. En d’autres mots, elle s’engage à diminuer les taxes sur les voitures, les habits, les produits pharmaceutiques mais aussi les produits alimentaires comme le vin, les olives et le chocolat pour favoriser les échanges entre ces deux aires économiques.

Protéger l’industrie locale

Cependant, l’accord contient un « mécanisme de sauvegarde » qui autorise l’UE à imposer des règles au cas où ses importations causeraient un « préjudice grave à leur industrie ». En effet, s’ouvrir à des produits étrangers moins chers peut nuire à la production locale. L’UE peut donc fixer des quotas.

Vers un développement et une gestion durables

Finalement, un chapitre de cet accord démontre une volonté de gestion durable et de préservation de l’environnement (forêts…), dans le respect des droits des travailleurs. De même, le MERCOSUR et l’UE s’engagent « à lutter contre le changement climatique et à œuvrer à la transition vers une économie durable à faible intensité de carbone ». En d’autres mots, cet accord doit être la preuve d’un changement conscient des deux parties tant dans la diminution des émissions de gaz à effet de serre que dans la sécurité alimentaire.

Favoriser les échanges, préserver l’environnement, réduire les émissions de carbone, assurer une alimentation saine sont les maîtres mots de cet accord.

Source : lemonde.fr