Les déboires du corbeau : Suicide lyrique

2 octobre 2018 2 Par PauseCulture.fr

Rendez moi insensible

face à la Vie et la Nuit

car y’a des cris dans ma tête

qui me disent d’en finir

et qui trament en cachette

des plans machiavéliques.

Je sens l’oxygène

qui se fait rare dans l’atmosphère

et forme un trou noir

dans mes poumons

pleins de Haine.

Les Démons de mon Cœur

frappent mon Corps

de leur fouet des Enfers

et m’ouvrent les artères

de mensonges et de Douleur.

J’ai péché, mon entourage,

j’ai menti, le Monde,

en contradiction avec les Bonnes Paroles

je n’ai joué qu’un rôle

de faux sourires et de pleurs cachés

qui me font perdre le contrôle

depuis tant d’années.

Je suis passée de l’Amour à la Haine

de la Mort et ses Chaînes

de l’attente à la recherche

et je n’arrive plus à continuer,

non, je n’arrive plus à arrêter

le flot de mes pensées.

Je me perds et je me noie,

dans cet Océan de Souffrance

Mais bientôt se terminera

le Supplice et la Sentence,

laissant place

à leur descendance:

le Délice et la Démence,

Jumeaux dans un slow

de pur Plaisir et de pure Excellence.

Et dans un cortège sombre

où les Oiseaux se taisent et meurent

dans une chanson sinistre

remplie de pleurs

dans un sentiment de malheur et d’égoïsme,

je me dirigerais vers le Ciel,

direction le sol

pour m’écraser dans mes peines

et arrêter toutes sentences.

Adieu le monde.

Le choix est fait.

Je pars rejoindre là haut

ceux qui se sont tués,

mais ne m’en voulais pas;

ici bas n’est pas chez moi

car je suis faite de liberté

et d’envol, au dessus des près

aux côtés d’oiseaux craintifs

qui dans leur délire

et leur psychose

ont fait comme moi:

prendre une dernière goulée d’air,

regarder le firmament,

et se laisser aller au grès du vent

sur les nuages

qui calmeront à jamais

mon orage et mes pensées.

 

Poème écrit par Raven, une bénévole