Les déboires du corbeau : Souvenir éteint d’une passion estivale

18 septembre 2018 5 Par PauseCulture.fr

J’ai écrit entre ses courbes

les promesses de mon Amour,

d’un point virgule j’ai aligné

notre Futur ; notre Passé.

J’ai lu entre ses jambes

le doux plaisir vautour

qui vole tout autour

des près et des champs.

J’y ai vu la Sentence et la Luxure

la Violence et la Torture,

et dans la pensée

de nos moments passés

je me demande ce que je trouvais

à cette brune que je charmais.

Elle me demandait timidement

les joues pleines de douceur

et les yeux pleins d’excitation

si nous pouvions, au coin d’un rêve

nous embrasser avec passion.

Je l’ai aimé.

Et comme une drogue

je l’ai désirée,

la redemandant sans cesse un peu plus,

la nécessitant avec cette envie qui nous brusque,

d’un parfait goût de poudre de fées

Et de malédictions injectées.

J’ai ri entre ses fossettes.

Quand sur sa peau

se lèvait le Soleil

et tous les espoirs enfermés.

Adieu Cœur.

Je sais aujourd’hui

que je t’ai donné en Sacrifice

sur l’autel

qui me semblait être à Cupidon,

mais Cupidon lance des flèches

et ne requiert jamais

de jeunes âmes endiablées.

Ce n’est que plus tard

que j’ai compris

que je t’avais donné

plein de Vie

à elle tout entier.

Pardonne moi.

J’ai aimé cette femme

aux lignes généreuses

que j’ai tenté d’oublier

dans des verres d’alcool

à l’heure où sonne

le grand Envol.

Mais elle était si douce

et si charmeuse

qu’entre naïveté

et envie passionnelle

elle m’a entourée de ses serres

pour m’emmener

à l’autre bout de la Terre.

C’était d’ailleurs là qu’elle se trouvait

et où elle est retournée.

Loin de moi et de mon corps,

proche de mes jouissements et de mes peurs.

Mais ça y est.

Le châtiment est levé.

Et maintenant

même si je la croise

partout et à tout instant

cachée dans des Fleurs

ou camouflée dans une pensée,

je n’ai plus qu’un doux sourire

et une idée vague de souvenirs

 

Poème écrit par Raven, une abonnée au blog