Les déboires du corbeau : Senteurs oubliées

16 octobre 2018 0 Par PauseCulture.fr

Il y a une goutte de parfum

entre ses seins,

aux senteurs de lavandes

et à l’amertume du passé,

qui se balade tranquillement

sur son cœur

déchiré.

Elle sent bon les souvenirs terminés

et le sexe abandonné,

au détour d’un chemin

où plus rien ne peut être comblé.

Tout s’est fini.

Les prés les chants le blé.

Plus rien ne reste de son corps

que les rêveries insipides

qu’imagine l’être rejeté.

Il oublie.

Elle part.

Il sourit.

Elle pleure.

Et les fleurs de leurs sourires ne sont plus que sécheresses paisibles.

Il ne gardera d’elle

que son foulard oublié

oublié dans la chambre

où ils s’étaient tout avoués.

Et les blessures

et le bonheur

et le futur

et ses labeurs.

Mais qu’importe.

Maintenant qu’elle part,

il reste sur la balançoire

et aperçoit au loin

sa silhouette qui semble

lui dire :

« Ça y est. Tout est terminé. Je ne te ferais plus de mal à venir, pour un faux amour dans le lit, pour noyer mes insatisfactions dans tes baisers. Maintenant, tu es libre de pouvoir aimer quelqu’un que tu mérites. »

Mais tout aurait été si simple

si cette fille

aux allures solaires

et à la luxure facile

n’avait pas été

l’amour de sa vie,

et si elle ne lui avait pas laisser

le bouquet de lavandes

dans le creux

de ses habits.

 

Poème écrit par Raven, une abonnée au blog