Sucre noir de Miguel Bonnefoy

Sucre noir de Miguel Bonnefoy

16 mars 2019 0 Par Valentin Delbreil

Miguel Bonnefoy

Trois cent ans après la disparition du trésor du capitaine Henry Morgan, il existe encore des personnes parties à sa recherche. Sucre noir est le deuxième roman de Miguel Bonnefoy. Cette fois-ci, il nous livre une histoire partant d’un point de départ assez banal : à la conquête d’un trésor. Était-ce un bon point ?

Lors de ma lecture, je me suis senti comme dans Pirates des Caraïbes ou lorsque je n’étais qu’un petit garçon jouant à cache-cache avec ses amis ou ses cousins. Sucre noir est une véritable découverte remplie d’émotions et par-dessus tout d’imagination (un point que je juge crucial que ce soit un roman ou autre chose).

Les premières pages m’ont fait assez peur : pour moi, partir d’un trésor disparu signifiait une histoire concentrée que sur ce trésor. Et malheureusement, c’est le cas. Nous avons une multitude de personnages tous aussi intéressants les uns que les autres. On a l’impression qu’au fil des pages leur caractère et manière de se conduire évoluent. Seulement, le personnage principal est le trésor. C’est le fil rouge de l’histoire.

Un naufrage universel

Au-delà de l’aspect « pirate », avec Sucre noir, Miguel Bonnefoy n’a utilisé aucune date précise et aucun lieu géographique précis afin d’offrir à ses lecteurs (il en a un peu partout dans le monde) une histoire universelle et intemporelle.

A la conquête d’amourSucre noir

Le petit plus de son histoire est le personnage de Serena Otero. Comme je vous l’ai dit, les personnages sont essentiels. C’est eux qui font évoluer l’aventure. Mais ce personnage est un point que je qualifierais de majeur. La famille de Serena est bouleversée par ce trésor. Elle le voudrait tellement ! Jusqu’à un beau jour où un homme demande de l’aide à la famille Otero afin de découvrir ce trésor, en échange d’hospitalité. De son côté, Serena rêve de son homme idéal. Où est-il ? S’est-il perdu ? Que fait-il ? Elle se pose des questions. Mais quand elle voit cet étranger… Ses questions se bousculent de plus en plus. Une véritable catastrophe.

Pour finir, lors d’une interview, Miguel Bonnefoy affirme que Sucre noir est un hommage au siècle Vénézuélien (XVIème siècle) avec l’allégorie du trésor et du pétrole. Je ne peux vous en dire davantage. Je termine l’article avec cette courte citation triste mais bien réelle :

L’avantage d’être pauvre, sourit-il, c’est qu’on peut toujours s’enrichir.