Steve Jobs, par Walter Isaacson

Steve Jobs, par Walter Isaacson

28 janvier 2020 0 Par Adrien Tarif
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Steve Jobs est une biographie éponyme signée Walter Isaacson, auteur et biographe américain ayant déjà réalisé la biographie de Benjamin Franklin en 2003, puis celle d’Albert Einstein en 2007. La biographie de Steve Jobs s’inscrit dans la lignée de celles des génies qui ont apportés leurs pierres à l’édifice de l’Humanité. Cet ouvrage couvre les différentes facettes de la personnalité de Steve Jobs, cofondateur d’Apple. Il aborde sa propre vision des choses mais aussi et principalement la vision que ses proches et collaborateurs avaient de lui. L’authenticité de cette biographie est notamment dûe au fait qu’elle est le fruit de deux années d’entrevues menées entre 2009 et 2011 par Walter Isaacson.

« La simplicité est la sophistication suprême » déclara Léonard de Vinci. Une citation qui inspire la quête de l’élégance, de la perfection et de la beauté du geste, que l’on retrouve chez Apple à l’intersection de l’art et de la technologie.

San Francisco, le 27 janvier 2010, pour le lancement de l’iPad :
« Sur sa dernière diapositive, Jobs reprenait l’un de ses thèmes de prédilection, que l’iPad incarnait parfaitement : un panneau indicateur désignait le croisement entre deux voies, la rue de la Technologie et la rue des Arts. « Si Apple crée de tels produits, c’est parce que notre credo se situe exactement à cette intersection. » page 779.

Un innovateur révolutionnaire

Cette autobiographie est une odyssée à travers la vie d’un homme dont le nom restera gravé dans le marbre dans l’histoire de la technologie. Véritable perfectionniste dans l’âme, Steve Jobs, de par ses intuitions guidées par son génie, a révolutionné l’industrie de l’informatique. Tendre vers la perfection, tant du point de vue esthétique que du point de vue technologique, a constitué le credo de la Pomme depuis sa création en 1976.

Cette volonté de fer s’est matérialisée au grand jour avec la sortie en 1984 du Macintosh. Ce fut le premier fait d’arme majeur dans cette révolution technologique, offrant à monsieur tout le monde l’accès à un ordinateur de bureau personnel. Des innovations qui nous paraissent de nos jours évidentes sont en réalité le fruit d’années de travail fournis par Apple ; des ingénieurs aux designers en passant par les concepteurs. En effet, le balayage fluide de votre écran sur tablette ou téléphone, ou encore la superposition des fenêtres sur votre ordinateur sont le fruits d’heures de réflexion.

Par ailleurs, Apple a révolutionné le marché de la téléphonie mobile avec la sortie en 2007 du célébrissime iPhone et de ses nombreuses fonctionnalités. Cette nouveauté a entrainé dans la foulée pléthore d’offres grâce à l’alignement de ses concurrents désireux d’offrir des produits similaires. Le Macintosh, l’iMac, l’iPhone, l’iPad, sont tout autant de produits révolutionnaires (peut-être lisez-vous cet article sur un de ces produits d’ailleurs…).

Une personnalité singulière

Dans une autre mesure, le récit aborde Steve Jobs en tant qu’homme, sa personnalité mercurienne ainsi que son champ de distorsion de la réalité. Ce champ de distorsion qui lui permettait d’accomplir des prouesses, rendant ce qui de prime abord paraissait impossible à réaliser, devenir réalité sous la houlette de Jobs. Cette capacité à façonner la réalité afin de la rendre à sa guise a pu lui permettre ainsi qu’à ses équipes de se surpasser chez Apple, ainsi que chez Pixar lorsqu’il en était P-DG entre 1995 et 1997. Néanmoins, son champ de distorsion s’avérait problématique lorsqu’on en voyait le revers de la médaille. Ce fut le cas en 2003 lorsqu’il ignora le fait qu’il était atteint d’un cancer que les médecins avaient pourtant diagnostiqués, refusant de voir en face la douloureuse vérité dans les yeux.

Pour en revenir à son tempérament mercurien, Jobs était réputé pour avoir de brutales sautes d’humeurs, capable de piquer des colères noires face à ses équipes. Cette personnalité franche et entière était intimement liée à sa vision binaire de l’individu avec qui il avait affaire : soit il s’agissait d’un génie, soit d’un nul.

Steve Jobs, un pater familias

Isaacson prend également soin de décrire les rapports parfois difficiles que Steve Jobs entretenait avec ses enfants. Lisa Brennan-Jobs était la première enfant de Jobs qui naquit en 1978, qu’il avait eu avec sa compagne de l’époque Chrisann Brennan. Il n’en reconnu pas la paternité pendant les dix premières années de sa vie, comme l’avait fait son père biologique 23 années auparavant. Les rapports entre Lisa et son père tendaient à s’améliorer au fil du temps. Puis Steve rencontra en 1989 celle qui deviendra sa future épouse Laurene Powell, qui devint Laurene Powell Jobs par les liens du mariage en 1991. Ils eurent 3 enfants. Un fils appelé Reed qui naquit en 1991, et deux filles nommées Erin et Eve qui naquirent respectivement en 1995 et 1998.

Ah… encore une petite chose… 

Il va de soi que ce livre va au-delà de simplement connaître la vie du génie qu’était Steve Jobs. Il fait également office d’inspiration pour qui aura l’audace de le lire, que ce soit par envie de connaître Steve Jobs en profondeur, par désir de connaitre ce qui a fait le succès d’Apple, ou par simple curiosité intellectuelle… Cette biographie de Steve Jobs va de pair avec mon précédent article sur l’autobiographie de Phil Knight, cofondateur de Nike, intitulé L’art de la victoire. C’est le cas dans le sens ou ces deux ouvrages emmènent le lecteur à une réflexion bien plus personnelle que l’on ne le pense à prime abord.

Sur l’auteur : Walter Isaacson est né en 1952 à la Nouvelle-Orléans. Il commence une carrière de journaliste au Sunday Times à Londres avant de retourner aux États-Unis. En 1978, il rejoint le Time dont il devient rédacteur en chef en 1996. Il dirige ensuite la chaîne CNN en 2001 puis est nommé PDG de l’institut Aspen en 2003, fonction qu’il occupe toujours aujourd’hui. Walter Isaacson est également l’auteur de plusieurs ouvrages, dont deux autres biographies remarquées sur Benjamin franklin (2003) et Albert Einstein (2007).

Cet article a pour support Steve Jobs de Walter Isaacson, traduit de l’anglais (États-Unis) par Dominique Defert et Carole Delporte, aux éditions Jean-Claude Lattès, 2011.

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