Rencontre avec Florence Hinckel

Rencontre avec Florence Hinckel

10 août 2016 0 Par Valentin Delbreil

Nous avons rencontré Florence Hinckel lors de la Foire du Livre à Brive-la-Gaillarde de 2015. Oui, nous le savons, la Foire était en novembre. Nous nous excusons pour cet énorme retard comme nous nous sommes excusés auprès de Madame Hinckel. Cela faisait déjà quelques mois que nous communiquions. Il faut dire que cet auteur est proche de ses lecteurs. Un point que nous qualifions d’une très haute importance comparé à d’autres auteurs… Comme vous pouvez le voir sur la photo, elle n’était pas seule. Elle était bien accompagnée.

Qui est Florence Hinckel ?

Écrivaine française née en 1973, Florence H. publie des romans pour enfants et adolescents chez Gallimard Jeunesse, Nathan, Syros et bien d’autres. Peu d’informations sur cet auteur, ce qui donne tout son charme.

 

Nous lui avons posé des questions et voici ses réponses. Les réponses aux questions sont brutes, c’est-à-dire que nous n’avons absolument rien modifié des réponses de l’auteur.


Qu’est-ce qui vous a poussé vers l’écriture ?

Le goût de lire, et le désir de provoquer chez les autres les mêmes émotions fortes que lors de mes lectures. Mais aussi un désir de doubler le réel en lui apportant une note fantaisiste qui me manquait.

D’après vous, dans quel registre littéraire appartenez-vous ?

Je déteste être enfermée dans une case et je fais tout pour ne pas l’être. C’est pourquoi j’aime explorer des genres et des registres différents.

Quel est le livre dont vous êtes la plus fière ?

C’est toujours le dernier que je viens de finir, car à chaque fois je trouve de nouvelles solutions à de nouveaux problèmes, et j’ai la sensation, que j’espère juste, de toujours m’améliorer !

Quand est-ce que vous écrivez ? Avez-vous un rituel ?

J’écris surtout le matin, en général accompagnée d’un café !

Êtes-vous angoissée avant la sortie d’un roman ?

Pas du tout. Juste très heureuse.

Pourquoi avoir choisi le thème de la grossesse précoce dans votre roman  » Hors de moi  » ?

Parce qu’il est un « prequel » de L’été où je suis né, paru dans la collection Scripto de Gallimard. Il s’agit de la raison et de la justification d’un accouchement sous X.

Pourquoi avoir écrit un livre spécialement basé sur un conflit entre les filles et les garçons ? Est-ce « un reflet » des inégalités entre les hommes et les femmes ?

Vous parlez de Vanilles et Chocolats ? Ce n’est pas le seul de mes livres qui évoque l’égalité garçons-filles. Quatre filles et quatre garçons, par exemple, est aussi une variation sur ce thème. Oui, j’essaie de refléter des inégalités réelles entre les filles et les garçons. Il est important d’en être conscients assez tôt pour les combattre.

Comment avez-vous été conviée à participer au projet U4 ?

Je n’ai pas été conviée, c’est une décision qui a été prise entre nous quatre, de façon collective et dans un même élan et un même désir de travailler ensemble.

Ce projet vous tient à cœur ? Quelles sont vos attentes vis à vis de celui-ci ?

On a passé plus de deux ans sur ce qui n’est plus un projet puisqu’il a vu le jour ! Donc oui les attentes étaient plus grandes que pour mes romans précédents. Et pour l’instant l’accueil du public les remplit largement. J’espère que cela va durer un peu !

 

Pour finir, nous l’avons interrogée une dernière fois par une question posée aussi par de nombreux journalistes : 

 

POURQUOI FAUT-IL LIRE ?

Mais je crois qu’il ne faut pas lire. Il ne faut pas se cultiver et aiguiser son esprit critique. Il ne faut pas ouvrir son âme et son cœur en direction d’autres âmes et d’autres cœurs. Il ne faut pas prendre du plaisir et rêver. Il ne faut pas grandir et entreprendre des voyages intérieurs. Il ne faut pas ressentir de sentiments uniques et s’écarter de la pensée unique. Il ne faut pas être libre. Non, je crois décidément qu’il ne faut pas lire. Le « pourquoi » ne se pose donc pas pour moi !