La Sféria, Tome 1, de Malia Belrun

La Sféria, Tome 1, de Malia Belrun

16 juin 2018 0 Par Valentin Delbreil

Immergé entre deux mondes, celui de 1996 et de 2016, l’auteure Malia Belrun nous transporte dans les îles. Le premier tome de « La Sféria » est prometteur. Que nous réserve l’héroïne ? Que nous cache Alya ?

 

Hôtel de prestige à Cuba

Dans le journal « Granma » du 31 août 2016, le docteur Gonzalez annonce l’arrivée d’un nuage pyroclastique sur la dernière île volcanique de Cuba, Cayo Principe.

Parallèlement, la montagne de feu, Pizzaro Roja, était en éruption. D’après les scientifiques, cela a causé l’infertilé des femmes. C’est ainsi que l’humanité est en danger.

Nous faisons la connaissance d’Alya, une jeune femme donnant des cours de karaté au Bahia Sol Royal, un hôtel de luxe. Alya est une rapide. Elle n’a jamais le temps de se poser. Par le biais de ce personnage, l’auteure évoque la corruption ; la corruption des pourboires. « Le monde était corrompu, les humains également ».

Un autre aspect peut être évoqué, plus décontracté, l’accent des personnages. En effet, quand on lit, on ne pense pas forcément aux accents des personnages. Nous nous les approprions. Seulement, une touriste anglaise bouscule et renverse le verre d’Alya. Voici un court extrait des excuses de l’anglaise :

« My good, sorry ! Je suis désoulay, je vous ai brûlay ! brailla l’Anglaise blanche à rendre jaloux un cachet d’aspirine. »

 

La Sféria, un roman à superpouvoirs ?

Au fil des pages, nous apprenons la mystérieuse vie de notre héroïne. Est-elle malade ? Non. Elle a des superpouvoirs !

C’est alors que nous faisons le lien avec les pages des années 60 : la catastrophe du volcan qui avait fait beaucoup de mort. Dans l’épilogue, on nous parle d’une femme ne pouvant pas sauver une petite fille à l’approche de la lave. Etait-ce Alya ?

Depuis de nombreuses années, elle se rends dans le cabinet vétérinaire de sa tante par rapport au secret qu’elle cache depuis des années sans doute.

Avant cela, un homme la poursuit. Elle l’attaque. Est-ce un diplomate ? Un détective privé ? On l’espion ? Pourquoi ?

Alya nous parle de Nemignis. Qui est-ce ?

 

La Sféria regorge de suspense et d’événements à n’en plus finir !

 

La Sféria, un roman d’amour ?

La Sféria, Tome 1, Malia BelrunA l’hôtel, il y a des règles : ne pas coucher avec le personnel ou les touristes.

Alors qu’elle travaillait, Alya fut convoquer chez le directeur afin d’éclaircir un problème (un homme s’est retrouvé avec des hématomes suite au cours de karaté). Par la suite, le directeur a évoqué la relation qu’elle entretenait avec Januel. Qui peut bien les avoir balancés au directeur ? Qui est la taupe ?

Januel est un jeune homme, charmant, qui couche avec Alya de temps en temps. Mais rien de plus. Seulement, on se rend bien compte qu’il ne veut pas en rester là. Il en veut plus. Un brin d’amour sommeille-t-il en lui ? Saura-t-il faire face à la terrible Alya et son caractère bien trempé ?

 

 L’auteure nous en dit plus sur La Sféria

1. Au niveau de la construction de votre roman, de vos chapitres, comment vous y prenez-vous ?

Généralement, j’établis un plan avec une idée principale pour chaque chapitre.  Il m’arrive souvent d’écrire plusieurs scènes par chapitre, selon l’importance des scènes ou si je veux y rajouter des détails. Ensuite, j’écris, je développe et selon les évènements, je peux décider de couper le chapitre à un moment clé, de lâcher une information importante à la fin pour créer un suspense crescendo et donner envie de continuer à lire le chapitre suivant tout de suite.

 

2. Ici, vous avez décidé (ou est-ce l’éditeur) de présenter votre histoire sous forme de dates et d’époques différentes. Pourquoi ce choix ?

Comme c’est une histoire qui s’inscrit dans le temps, effectivement, j’ai trouvé judicieux d’insérer des flashbacks qui expliquent un ou plusieurs événements. Ce qui se passe 20 ans plus tôt est important pour comprendre le moment présent et ce qui va en découler. Cela explique également les traits de caractère de l’héroïne, pourquoi elle agit ainsi et ses relations avec les autres personnages. Les dates et heures précises, elles, servent à rajouter un peu plus de suspense sur l’évolution de l’histoire. Le lecteur peut ainsi mieux se situer entre le moment présent et les flashbacks.

 

3. Avez-vous effectuer des recherches afin de construire votre histoire ? Comme les lieux évoqués, les caractères de vos personnages, leur types de langage… D’où vous ai venu l’idée de partir dans ce délire fantastique !?

Pour certains termes techniques sur les volcans ou les ovocytes, j’ai fait quelques recherches, pour le reste, pas vraiment. Disons que je m’inspire beaucoup de mon expérience et de mes voyages. Par exemple, les lieux évoqués sont des mélanges entre des lieux connus et certains endroits que j’ai déjà visité. J’adore voyager, j’aime particulièrement la culture des Caraïbes et celle des autres pays exotiques, spécialement où l’on parle espagnol, voilà pourquoi mon histoire se situe dans ces endroits-là.

Du coup, j’aime bien ajouter des mots en langue étrangère, comme des noms de lieux ou des expressions dans les dialogues, c’est mon côté exotique qui ressort.

Pour les personnages, j’ai toujours aimé les caractères bien trempés, limite « badass » qui n’ont pas froid aux yeux, donc je pense que cela doit se refléter dans leur façon de parler.

Mon histoire s’est construite au fur et à mesure, je voulais mélanger le fantastique avec de l’action et du suspense, le tout dans un univers mélodramatique qui finalement reflète un peu ce qui pourrait se passer à la longue si nous ne changeons pas notre comportement vis-à-vis de la planète.

 

4. Le vous vient le nom des personnages ? Un coup de cœur ? De hasard ? Alya, Januyel sont, par exemple des prénoms peu connus ?

Un coup de cœur mêlé à mon envie d’originalité et là encore, je suis rattrapée par mon exotisme. On voit beaucoup les mêmes prénoms, alors je voulais me démarquer. Surtout pour l’héroïne. Pour la seule femme encore fertile, je ne pouvais pas lui donner un prénom commun 😉

Je cherchais un prénom court et marquant. J’ai parcouru plusieurs listes et celui-ci me paraissait idéal pour elle.

Janyel, c’est le prénom d’un caribéen  que j’ai rencontrée lors d’un voyage et j’ai beaucoup aimé.

 

5. Dernière question. C’est une tradition chez PauseCulture.fr : Faut-il lire ?

Je vote pour ! J’adore écrire mais j’adore aussi lire ! La lecture est un moyen d’évasion spectaculaire. Pour moi, me plonger dans un bon roman a un double effet : non seulement laisser mon imagination vagabonder et visualiser les scènes et les personnages comme dans un film, mais en plus cela peut se révéler une source d’inspiration.

C’est relaxant, et cela nous permet aussi de nous rappeler qu’au-delà des technologies qui ont envahi notre quotidien, rien ne remplace un bon livre ! San oublier les bénéfices pour faire travailler notre cerveau ^^