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Katherine Pancol a présenté Bed Bug à la Foire du Livre de Brive

Katherine Pancol et Valentin Delbreil

Katherine Pancol était présente à la 38ème édition de la Foire du Livre de Brive avec son 19ème roman, Bed Bug. La folle aventure de Rose, chercheuse CNRS, vivant en petit comité féminin, sa mère et sa grand-mère. J’ai rencontré Katherine Pancol à l’hôtel le Quercy afin de la présenter pour la première fois, sur PauseCulture.fr !

Katherine Pancol, une femme pleine de ressources

Professeure de français-latin, journaliste et depuis quelques années, écrivaine, Katherine Pancol est une voyageuse tant dans la réalité de notre monde que dans ses histoires. Elle aime voyager, vivre et apprendre.

« J’y vais franco » me dit-elle, par rapport à son écriture assez crue. Ses lectrices savent à quoi s’attendre en lisant un nouveau Pancol. Il n’y avait qu’à observer la file d’attente qui n’a cessé de s’étendre.

Lors de cette interview, nous avons cherché à comprendre comment Katherine Pancol travaille, qui est-elle et surtout, découvrir ce qu’il se passe dans sa tête. Pour écrire une histoire, « il y a toujours quelque chose qui vous fait décrypter la tête », une sorte de déclencheur si vous préférez. Il faut lier des éléments du réel à un univers fictif sans tomber pour autant dans la caricature et les stéréotypes en tous genres.

Katherine Pancol parle d’amour. Un terme si vaste qu’elle pourrait nous y consacrer une heure et demi, au moins. « C’est trop et très compliqué. » L’amour est un thème fortement utilisé en littérature et dans notre vie quotidienne. Seulement, ne le réduit-on pas ? L’amour est si vaste que l’on ne pourrait affirmer ce que nous qualifions « d’amour ». Que mettre dans ce mot de deux syllabes, cinq lettres et qui pourtant renferme des connaissances que l’être humain n’a sans doute pas découvert. Pour Katherine Pancol, il existe différentes sortes d’amour. « je pense qu’il n’y a pas un amour ». Bien que cela puisse être le cas, elle en confirme son propos en partageant un souvenir personnel, avec un homme et une amie.

« Quand j’habitais à New York, je dînais avec un copain, plutôt beau mec. Une amie américaine me dit « si tu ne te le fais pas ce soir, tu me le files ». Et là je me suis dit : quand même, on est arrivé à résumer une relation homme/femme à une relation de baise. »

Voilà l’exemple d’une relation très utilitaire qui se cache derrière de nombreuses têtes. Et c’est d’ailleurs l’origine de l’histoire de son dernier roman, Bed Bug.

Bed Bug Pancol

Bed Bug, science de l’amour

« Bed », lit. « Bug », insecte.

En deux mots, la fille de Katherine Pancol a su résumer l’ouvrage de sa mère. C’est une histoire d’amour et une histoire d’insecte. Ceux qui n’ont pas lu le roman se disent : ça parle de faire l’amour avec des insectes ? Non ! Pas du tout ! Bien que son écriture soit crue, Katherine est loin d’avoir de telles idées. Enfin… Il me semble (rires).

La fille du train

Alors que son roman, Trois baisers (Tres besos), venait de voir le jour, Katherine Pancol était en Espagne, dans le train. Une jeune fille l’accoste et commence à lui raconter sa vie. Cependant, elle lui pose cette question : « pourquoi on a besoin d’un homme, nous les femmes ? Est-ce que vous pouvez répondre à ma question ? » Alors que cette dernière à un petit copain. À ce moment, Katherine était désemparée. « Que dire à une fille de 25 ans qui vous dit ça. C’est une drôle de question. »

C’est à partir de là que le personnage de Rose est né. Ainsi que son collègue, Léo, sans doute pour donner un élan romantique à l’histoire, comme Katherine sait si bien le faire.

« J’ai interviewé plein de fille entre 25 et 30 ans. » Elle s’est demandée ce qui avait changé par rapport à sa jeunesse afin d’établir cette évolution et surtout, ce questionnement.

Une rencontre inattendue

« Une fois le personnage, il faut trouver d’où elle vient : ses parents, sa famille, son enfance, son origine afin que le personnage existe. Puis, vient son métier. » Et c’est ainsi qu’elle se remémore sa rencontre avec un chercheur en biologie du CNRS, à Arcachon, lors d’une conférence. Ce monsieur travaillait sur une petite crevette rose se trouvant à Cuba. Il y travaillait depuis cinq ans, espérant trouver quelque chose. Quant à Katherine, le métier de Rose était tout trouvé. Crevette rose. Rose. Biologiste.

De Cuba en Alsace, il y a du chemin

La théorie de ce chercheur était d’utiliser la carapace pour en faire un médicament contre le cancer. Seulement, ce dernier envoie Katherine Pancol à Paris, rendre une petite visite à un ami chercheur-spécialiste des insectes-médicaments, Roland Lupoli. Il travaille sur une petite luciole alsacienne. « Celle-ci est prometteuse, c’est en marche vers un traitement dans cinq ou sept ans » me dit Katherine le sourire jusqu’aux oreilles. C’est ainsi que l’univers scientifique de Rose commence.

Bed Bug, une histoire de femmes mais pas que

Ces dernières années on remarque un bon nombre de femmes qui élèvent seules leurs enfants. Ainsi, Rose n’a pas de père. Il est absent. Katherine Pancol évoque un autre souvenir personnel, très poignant. Je tenais à vous le partager parce qu’il évoque bien cette société à l’individualisme prononcé dans laquelle nous sommes.

« Souvent, dans la rue, je croise l’institutrice de mes enfants qui cherche un logement. Elle ne trouve rien car elle a plus de 70 ans. On ne loue plus aux femmes qui ont passé 65 ans. Donc la pauvre, elle cherche. Les agences ne veulent pas. D’où le personnage de Babou et de ces trois femmes seules sous le même toit. »

A cela s’ajoute un terme d’autant plus profond et d’actualité, celui du viol. Est-ce en lien avec le vécu de l’écrivaine ? « C’est sûr » me répond t-elle. « Je pense que beaucoup de petites filles se font molester, violer, manipuler. Partout. Je pense qu’il y en a énormément même si l’on commence à en parler. » Pour rejoindre l’actualité de ces dernières semaines, j’en profite pour évoquer le numéro 3919, Violence Femmes Info.

Après les crocodiles et les écureuils, accueillez comme il se doit dans la bibliographie de Katherine Pancol, les insectes. J’ai rencontré une femme au grand coeur, avec une belle personnalité et sincérité. Une femme passionnée par le monde. Je la remercie d’avoir accepté ces quelques minutes où ma maladresse et déstabilisation étaient au rendez-vous. Sous le charme de son engament envers la jeunesse et leurs actions, elle confirme l’engagement que je porte à l’association. Comme Katherine, je n’oublie personne, j’en profite pour saluer son attaché de presse, très sympa, que j’ai pu rencontrer un bref instant. 

Si nous n’avez pas encore céder à la tentation de vivre l’histoire scientifique et amoureuse de Rose, un exemplaire vous attend chez votre libraire !

Katherine Pancol apprécie beaucoup :

« Vivre, c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie. » Paul-Emile Victor.

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