Village martyr : Oradour-sur-Glane

Rappel historique :

Nous sommes le 17 juin 1940 quand le Maréchal Pétain demande à la France de cesser le combat et de déposer les armes, après seulement cinq semaines de Blitzkrieg (guerre éclaire). La Seconde Guerre Mondiale ne faisait que commencer.

À partir de cet instant, la France est aux mains des Allemands et partagée entre une zone occupée et une zone dite « libre ».

 

La situation de la France en 1940

 

De l’Angleterre, le général De Gaulle se fait prêter la radio du premier ministre anglais Churchill et appel à la résistance dès le lendemain. Nous sommes le 18 juin 1940. Il refuse catégoriquement l’arrêt de la guerre et prône une France forte qui peut remonter la pente. Il demande aussi à tous les résistants français de se rassembler, de s’organiser et de préparer des représailles. Cette organisation sera sur ressort de Jean Moulin.


En 1944, une rumeur court du côté allemand comme quoi un débarquement allié est prévu par la Manche. Parallèlement, la division SS de la Das Reich (composée à 80% d’Alsaciens : les « malgré nous »), qui était établie à Montauban pour tenter d’embrigader de nouveaux jeunes motivés, remonte vers Caen sous ordres du Reich.

Avec les nombreux actes de la résistance française, le IIIe Reich demande de frapper fort, sans pitié. Je cite : »une frappe immédiate et brutale »

 

Trajectoire de la Das Reich

 

De Montauban, la Das Reich remonte entre autres par Tulle ou elle fait 99 pendus et par Oradour-sur-Glane.

Pourquoi Oradour-sur-Glane ?

Parce que c’est un petit village sur la trajectoire de la division SS, mais aussi un « village » non pas une ville, donc facile à dévaster. C’est surtout parce qu’Oradour était un village « à l’écart de la résistance ». Là-bas, les habitants ne connaissent pas les allemands, ils ne se méfient pas.


Oradour-sur-Glane, désormais un lieu de recueillement

Il est 14h quand la Das Reich encercle le village d’un milliers d’habitants environ.

Comment ce massacre s’est organisé ?

La population est d’abord rassemblée sur la place centrale du village.

Place d’Oradour-sur-Glane

Les hommes sont ensuite rassemblés par groupes, fusillés et leurs corps sont brûlés ou jetés dans un puits.

Photo de ce qu’il reste d’une maison où un groupe d’hommes a été froidement exterminé
Photo du puits où des corps ont été retrouvés

Quant aux femmes et aux enfants, ils ont été rassemblés dans l’église du village, qui par la suite a été brûlée.

Photo de l’église où des dizaines de vies ont été prises

Aujourd’hui, marcher sur ce sol n’est pas chose aisée quand on sait ce qu’il s’est passé…

Ici, des Hommes firent à leurs mères et à toutes les femmes la plus grave des injures : ils n’épargnèrent pas les enfants, Paul Eluard, 1944

 

Même Renault qui, à l’époque, a collaboré avec le régime nazi n’a pas été épargné.

Garage Renault d’Oradour-sur-Glane

La division SS soudée par la violence et la brutalité n’avait qu’un seul but : faire un maximum de victimes pour discriminer la Résistance.


Désormais, des touristes intrigués ou passionnés par l’Histoire marchent entre ces ruines, en silence.


Entre 14h et 17h, ce 10 juin 1944, 642 âmes se sont envolées, laissant ainsi un village dévasté, sans vie.

Le 10 mai 1946, le village est classé monument historique et « doit témoigner au monde entier, à travers les temps, des destructions accumulées sur notre territoire de quatre années d’oppression et se violences ».

 

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