EVEREST

EVEREST

20 mai 2020 0 Par Adrien Tarif
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L’Everest est une montagne située dans la chaîne de l’Himalaya, aux frontières communes du Népal et de la Chine. Son sommet, qui culmine à 8850 mètres d’altitude, a été identifié comme étant le plus haut au monde par les scientifiques. C’est pourquoi cette singularité de la nature fascine les Hommes, de sa première ascension par Edmund Hillary en 1953, jusqu’à nos jours. De nombreuses expéditions y ont été organisées avec comme aboutissement le succès, ou bien comme dans le cas présent, le drame. Ce qui va suivre traitera de la tragédie de 1996 qui fait l’objet d’Everest, film américano-islando-anglais sorti en 2015.

« Everest est une métaphore de l’ambition : quiconque a de l’ambition a besoin de l’équilibrer avec sa vie de famille. Il y a la montagne d’un côté et il y a le foyer de l’autre, et la distance entre les deux est immense, car chacun des deux pôles vous attire dans deux directions diamétralement opposées »

Baltasar Kormákur, réalisateur d’Everest.

Le plus haut sommet du monde… et plus dure sera la chute.

Ce film dramatique est une adaptation cinématographique des mémoires du docteur Beck Weathers, un des survivants de la tragédie qui s’est déroulée pendant l’ascension du Mont Everest pendant les 9, 10 et 11 mai 1996. Il y avait au départ de cette ascension 2 équipes d’expéditions rivales, Mountain Madness et Adventure Consultants. Elles avaient pour chefs respectifs Rob Hall et Scott Fischer. S’effectuant par le sommet Sud, l’ascension a commencé à tourner au vinaigre lorsque les équipes d’expéditions quittèrent le Camp IV. L’objectif était alors de rejoindre le ressaut Hillary1 avant d’atteindre le sommet culminant à 8850 mètres d’altitude. Il aura déjà fallu 4 semaines aux expéditions pour rallier le camp IV en partant du camp de base. A elles deux, elles comptaient 33 alpinistes, dont 6 guides professionnels.

De nombreux facteurs sont entrés en ligne de compte pour expliquer le drame qui s’est produit en mai 1996. Tout d’abord, une mauvaise organisation, puisque les cordes avec lesquelles ont été escaladées les parties les plus techniques telle que le ressaut Hillary1 n’étaient pas posées lorsque les grimpeurs sont arrivés sur les lieux, créant ainsi une queue d’attente. De plus, la volonté commune de Hall et Fischer d’atteindre à tout prix le sommet en premier a joué un rôle dans les prises de décisions. L’ensemble de ces facteurs a causé un retard de 3 heures par rapport  à l’heure butoir à laquelle ils devaient commencer à descendre.

Dans la nuit du 10 au 11 mai, alors en pleine descente, les alpinistes sont pris dans une terrible tempête. Du tonnerre et des rafales de vent allant jusqu’à 130km/h sont venus compliquer leur tâche déjà ardue. Les températures habituelles de -40 degrés sont alors descendues jusqu’à -60 degrés. L’obscurité de la nuit ne jouait pas en leur faveur. On estime que la tempête a entrainé une baisse de 14% du taux d’oxygène dans l’air, alors que le manque drastique de celui-ci à cette altitude mettait déjà les organismes sur le fil du rasoir. Ces conditions ont causés la mort de 6 alpinistes amateurs et professionnels, dont Rob Hall et Scott Fischer.

Pathologies d’un séjour en hautes altitudes.

Il est évident que les conditions à une altitude pareille sont très difficiles. Au-delà de 8.000 mètres, on entre dans la zone dite « mortelle ». On peut alors établir des pathologies similaires entre les grimpeurs. En premier lieu, la diminution d’apport d’oxygène peut entraîner l’hypoxie, avec des symptômes tels qu’une hémorragie de la rétine, une hausse du rythme cardiaque, une forte vasoconstriction2 et une diminution drastique des fonctions cérébrales. Dans une autre mesure, à cette altitude, l’être humain peut contracter l’œdème cérébral de haute altitude (OCHA), qui affecte entre 1/100 et 1/1000 individus pendant un séjour au-dessus des 5000 mètres d’altitude. Du liquide s’accumule dans le cerveau entraînant le gonflement de ce-dernier ; les symptômes sont une mauvaise coordination, des pertes d’équilibre, une perte de connaissance pouvant entraîner elle-même la mort.

1 dernier mur rocheux avant de pouvoir accéder au sommet, doit son nom au premier homme à avoir réussi son ascension, Edmund Hillary en 1953.

2 Diminution du diamètre des vaisseaux sanguins. (Encyclopédie Larousse)

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