Le cinéma d’animation français par Bastien Champougny

Décidement, les café-cinés ont du succès à Brive !

Pour ce nouveau café-ciné, Bastien s’est lancé un grand défi : parler de cinéma d’animation français en seulement deux heures ! Rien qu’en parlant de son histoire, il y a tellement de choses à dire ! Afin de pouvoir condenser sa présentation, il fallait qu’il fasse un choix entre l’histoire et les métiers. Pour cela, Bastien nous avait proposé trois sondages dans lesquels ils nous demandaient ce que nous souhaiterions entendre. Pas de chance, voici les résultats condensés :

Parité entre histoire et métiers

Finalement, il a décidé de présenter les deux dans les grandes lignes.

Le dessin animé : une création française

En effet, c’est en France qu’est né le cinéma d’animation et plus précisément, le dessin animé. Pionnier du cinéma et inventeur des premières images animées, Emile Reynaud invente en 1977 le praxinoscope. C’est un objet de forme circulaire qui permet de projeter des dessins par rotation.

Praxinoscope

Ainsi, en 1908, Emile Cohl réalise son premier dessin animé sur tableau : « Fantasmagorie ». Il y présente un petit bonhomme qui se déplace dans un univers en deux dimensions. Pour réaliser ce court film, il fait du « Stop Motion », c’est-à-dire qu’il prend une photo du bonhomme, qu’il l’efface et le déplace pour le reprendre en photo. Cela donne une impression de mouvements, et donc de dessin animé.

Vous l’aurez compris, à ses débuts, le cinéma d’animation est sujet à expérimentations. Le premier « Stop Motion » à succès n’est d’autres que le « Roman de renard » (1930) de Ladislas Starewitch.

L’image de synthèse

Les années passent et le cinéma se développe, s’améliore et se précise. Michel Ocelot réalise en 1998 « Kirikou et la sorcière » qui fait un carton en France (alors qu’aucune pub n’avait été faite et qu’il est sorti le même jour que des films populaires). Ocelot étudie chaque détail avec minutie, cherchant à respecter le temps (présence ou non de plante verte dans le désert) et les décors (tradition africaine). Celui-ci regrette le temps où les dessins animés se réalisaient sur papier, aujourd’hui remplacé par les ordinateurs.

Aux Etats-Unis, le cinéma devient une véritable industrie et de grands films à forte valeur ajoutée et à succès sont réalisés :

Toy Story (1995)
Jurassic Park (1993)
Tron (1982)

Du temps et de l’argent

Contrairement à un film où des acteurs jouent les scènes, le dessin animé demande beaucoup de temps, et donc d’argent. Pendant plusieurs années, il canalise de grandes équipes organisées de cette façon (ordre chronologique) :

  • Chracter designer : il s’adonne à créer les personnages du futur film
  • Story-boarder : il fait la « maquette » du film
  • Enregistrement des voix
  • Lay-out : finalisation du story-board pour transposition en 3D
  • Compositeur/ice : création d’une ou plusieurs bandes son
  • Décorateur/ice : réalisation des décors
  • Animation des dessins
  • Montage

Berceau du cinéma d’animation, la France investit beaucoup dans ce domaine.


C’est encore un succès pour Bastien Champougny qui voit de nouveaux curieux à chacun de ses café-cinés ! Rendez-vous le 26 mai pour un nouveau café-ciné !

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