Ana de día : qui suis-je ?

Ana de día : qui suis-je ?

13 octobre 2018 0 Par Hugo De Almeida

Ce Vendredi 05 Octobre 2018, Toulouse accueille le 23e festival cinématographique du « Cinespaña », organisé par un accord franco-espagnol.

Du 5 au 14 Octobre, il vous est possible de voir des films toute la journée, et ce, tous les jours !  Retrouvez-les principalement à la Cinémathèque, aux cinémas ABC, Gaumont Wilson, Cratère,  l’ESAV et bien plus encore…

Dans la liste exhaustive du programme du Cinespaña, vous trouverez : des films, des cours et longs-métrages, des documentaires et des films d’animation.

Notre sélection : Ana de día (1h45 ; 2018)

Il est le premier long-métrage écrit, réalisé et produit par Andrea Jaurrieta.  Dans celui-ci, elle met en scène un personnage principal du nom de Ana dont la vie va changer d’un jour à l’autre, soudainement, brusquement. Ana habite Pampelune où elle exerce son métier d’avocate. Jeune, jolie et joggeuse, elle a tout pour être heureuse. En effet, elle s’est récemment mariée à Ivan.

Jusqu’au jour où… Alors qu’elle est au téléphone en bas de chez elle, elle se voit descendre de son appartement…

N’est-ce pas absurde à première vue ? Ce long-métrage a tout d’une fiction où est mis en scène un personnage principal dont on en fait un clone. Peu importe ce qui peut arriver entre ces deux mêmes personnages ou de ce qu’il va leur arriver. La question est de comprendre qu’est-ce que la réalisatrice a voulu dire à travers ce long-métrage. Il me semble qu’il peut être interprété de multiples façons.

Voici mon point de vue : ce long-métrage questionne sur la vie et sur le destin qui nous appartient. Au cours de notre vie, nous intériorisons un certain nombre de normes et valeurs qui constituent nos moeurs (habitudes). Cependant, nos moeurs semblent nous encadrer. En cela et d’après ce long-métrage, je peux aisément supposer ceci :

Nous ne sommes pas entièrement définis à la naissance et nous sommes maître de notre destin. Aucun moeurs n’est donc imposable et nous devons rechercher la liberté et le bonheur, non pas la richesse, une situation stable et des individus qui « encadrent » notre vie.

L’exemple de Ana

Ici, Ana décide de changer de vie, voyant qu’une personne identique à elle prend sa place. On assiste, dans une ambiance angoissante, à la reconversion de Ana: elle quitte tout et devient quelqu’un d’autre, ou personne… Ainsi, elle nous montre qu’il nous est possible de changer de vie à tout moment et même, d’en construire une meilleure (dans le sens du bonheur) que celle dont on était maître. Mais une nouvelle vie, peut-elle rencontrer son ancienne vie ? Sont-elles compatibles ?

 

Trailer vidéo :

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