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Guillermo Del Toro présenté par Bastien Champougny

Pour ce troisième Café Ciné au Centre Culturel de Brive, Bastien Champougny nous a présenté la filmographie du réalisateur méxicain Guillermo Del Toro. Un célèbre réalisateur dont on ignore finalement tout.

Les séances « Café Ciné » de Bastien sont riches en informations. Nous avons pu retracer et débattre sur l’ensemble de la filmographie du réalisateur : entre connaisseurs et ignorants, il y avait de l’ambiance. Les Café Ciné ne sont pas de simples exposés où une personne se tient debout et parle pendant des heures. Ce qui se démarque chez Bastien, c’est la détente qui se dégage de ses prestations. C’est également par l’échange de point de vue que l’on peut entendre. Nous vous proposons ici un résumé de la présentation de Vendredi 27 Janvier.


Lecture et culture générale

Réaliser des films, c’était le destin de Del Toro. Dès l’âge de 7 ans, il était passionné par la culture. Il lisait des encyclopédies (d’arts et de sciences) et des comics. Un mélange tout à fait hors-normes et que l’on retrouve dans ses films. Jeune, il était obsédé par ces trois films :

  • La créature du lac noir
  • Le monstre de Frankenstein
  • Le fantôme de l’opéra

Films de divertissement ou films d’auteur ?

Comment qualifier les films de Guillermo Del Toro ? Il est vrai, comme nous l’a répété Bastien, que le réalisateur est atypique. En effet, dans ses films, le réalisateur propose de la grande fiction et un véritable fond. En ce qui concerne l’aspect fantastique de ses films, Guillermo se base dans chacun de ses films sur 4 éléments :

  • une création mécanique
  • un mélange des genres

Et deux paradoxes :

  • un monstre humaine
  • un humaine monstrueux

De plus, ses films ont le plus souvent une visée politique, souvent centrés sur la guerre espagnole.


Visionnaire de génie, méthode dure mais efficace

Guillermo Del Toro n’est pas un réalisateur ordinaire. Pour réaliser ses films, il dépense toujours des millions de dollars pour que ses acteurs soient dans la fiction la plus réaliste. En effet, il fait attention à chaque détail. Même si cela doit prendre des heures de travail pour finalement avoir un aperçu d’une seconde durant le film. Guillermo était perfectionniste. Par exemple, dans Pacific Rim (2013), Bastien nous explique qu’il a fait fabriqué la tête surdimensionnée d’un robot (qui pesait deux tonnes) où étaient installés les acteurs. Encore une fois, pour que les acteurs se sentent dans l’ambiance du film. Ils pouvaient alors avoir de véritables sensations et ainsi jouer leur rôle à merveille. Ils étaient terrifiés tout comme les acteurs de son autre film Crimson Peak (2015) où là, nous atteignons des sommets.

Guillermo Del Toro a des difficultés à se faire produire et à vendre les scénarios qu’il imagine. Cela s’explique par le fait que ses scénarios peuvent prendre une tout autre tournure, au fur et à mesure du film. Il s’aperçoit que quelque chose ne va pas, alors il va le reprendre pour avoir un meilleur résultat que prévu.

Avec lui, les producteurs doivent se tirer les cheveux

Il est peut-être autant perfectionniste que Hayao Miyazaki, réalisateur et producteur de films d’animation japonais (https://pauseculture.fr/miyazaki-presente-par-bastien-c/)

BILAN : Ce réalisateur est exceptionnel, mystique et excentrique. Tout simplement.


La liste des films de Guillermo Del Toro :



Le prochain Café Ciné (n°3) se déroulera au Centre Culturel de Brive de 18h à 20h le samedi 3 mars 2018 ! Bastien nous parlera de Peter Jackson !

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